Biographie

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Né le 31 mai 1957 à Atar d’un père qui fut l’un des premiers sous-officiers de l’armée mauritanienne, Sidi Mohamed Ould Boubacar et sa famille quittent le Nord mauritanien pour la ville d’Aleg, au Centre, puis Nouakchott, la capitale du pays, avant de s’installer à Néma, capitale du Hodh Chargui.
Ainsi, et dès son jeune âge, Sidi Mohamed sillonna différentes régions de la Mauritanie et, plus tard, sa carrière professionnelle et politique lui permettra de parfaire sa connaissance de la société mauritanienne dans sa diversité culturelle et ethnique.
Cette expérience, doublée d’une formation académique et d’un parcours professionnel exceptionnel vont préparer le jeune cadre Sidi Mohamed à assumer de hautes responsabilités au sein de l’État mauritanien.
Après avoir obtenu son Baccalauréat en 1976, il fréquente l’École Nationale d’Administration de Nouakchott (ENA) d’où il sort, en 1980, major de sa promotion d’Administrateurs des Régies Financières, avant d’entamer ses études académiques en France où il obtient, en 1982, son Diplôme d’Etudes Supérieures en Droit Economique de l’Université d’Orléans.
A son retour, une brillante carrière professionnelle l’attendait : de février 1983 à avril 1992 il est nommé Trésorier Régional de Dakhlet Nouadhibou, puis, au sein de l’administration centrale, il occupe successivement les fonctions suivantes :
-  Conseiller Technique du Ministre de l’Économie et des Finances,
-  Directeur du Trésor Public à deux reprises,
-  Directeur de la Tutelle des Entreprises Publiques,
-  Directeur du budget,
-  Contrôleur Financier de l’État,
-  Directeur de la Planification,
-  Ministre des Finances.
Son parcours administratif marqué de professionnalisme, de rigueur et d’intégrité est couronné par sa nomination au poste de Premier Ministre, en avril 1992.
Une revue internationale mentionnait qu’à l’époque, il était le plus jeune Premier Ministre du monde.
Il prit fonction dans un moment crucial de l’histoire contemporaine de la Mauritanie, alors soumise à un embargo financier de la part de ses partenaires occidentaux, à cause de son dossier des Droits de l’Homme, et épuisée par un isolement politique de la part de ses principaux bailleurs de fonds arabes, suite à sa position vis-à-vis de l’invasion du Koweït par l’Irak et enfin en crise ouverte avec son voisin sénégalais suite aux malheureux évènements de 1989.
Avec rigueur, diplomatie et tact, son gouvernement réussit en moins de trois ans à restaurer la confiance des partenaires internationaux de la Mauritanie et à corriger le déséquilibre dans ses relations avec ses frères arabes et sénégalais.
Suite à cette remarquable réussite politique et économique, Sidi Mohamed est nommé Secrétaire Général du Parti Républicain Démocratique et Social (PRDS - au pouvoir), avant de réintégrer le Gouvernement comme Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, et diriger, par la suite, le Cabinet du Président de la République.
Ces trois tâches, lui ont permis, d’une part, de tisser d’excellentes relations avec la classe politique mauritanienne, et, d’autre part, de poursuivre les réformes économiques qu’il avait initiées avec les partenaires extérieurs de la Mauritanie, notamment avec la Banque mondiale.
Pendant près de deux décennies, Sidi Mohamed Ould Boubacar a représenté la Mauritanie dans toutes les négociations sur le conflit du Sahara Occidental sous les auspices des Nations Unies à Londres, Manhasset (New York), Vienne (Autriche), Malte et Genève.
Cette expérience diplomatique sera renforcée davantage par sa nomination au poste d’Ambassadeur et/ ou Représentant Permanent de la Mauritanie dans différents pays et auprès d’institutions de coopération multilatérale.
Après le coup d’État de 2005, Sidi Mohamed Ould Boubacar a été appelé à occuper de nouveau le poste de Premier Ministère dans un contexte extrêmement difficile caractérisé par des sanctions internationales et un isolement diplomatique tous azimuts. Il avait entre autres comme tache de coordonner l’action gouvernementale en vue du strict respect des engagements institutionnels et économiques pris par le Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie(CMJD).

Au cours de cette période, le référendum organisé en juin 2006 introduit des amendements constitutionnels garantissant l’alternance démocratique et la neutralité des pouvoirs publics dans le processus électoral a été assurée par la mise en place d’une Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).
Sur le plan des droits de l’Homme et des libertés, une Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et une Haute Autorité de la Presse et d l’Audiovisuel (HAPA) ont été créées, et le cadre juridique de l’Institution du Chef de fil l’Opposition mis en place, parallèlement à l’instauration de la transparence dans la gestion des fonds publics, à travers la création d’une Inspection Générale de l’Etat (IGE) chargée de lutter contre la corruption financière et économique.
Dans ce contexte, la Mauritanie a rejoint l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives.
En vue d’améliorer les conditions de vie des citoyens, et lors de la plus grande augmentation de salaires dans l’histoire contemporaine de la Mauritanie, le gouvernement de Sidi Mohamed Ould Boubacar a annoncé, début 2007, une augmentation de prés de 100 % des salaires des fonctionnaires de l’Etat.
Il a également réussi à obtenir , en juin 2006, l’annulation de 900 millions de dollars représentant l’ensemble de la dette multilatérale de la Mauritanie, soit près de la moitié de la dette extérieure du pays à l’époque, parallèlement à la préparation et à la mise en œuvre d’un programme économique à court terme qui a permis à la Mauritanie de restaurer la confiance de ses partenaires et d’atteindre le taux de croissance le plus élevé d’Afrique en 2006.
Toutes ces réalisations ont été obtenues au cours d une période n’excédant pas 18 mois.
Après la transition 2005-2007, Sidi Mohamed Ould Boubacar a entamé une riche carrière diplomatique comme Ambassadeur de Mauritanie à Madrid, au Caire (ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Égypte et, représentant permanent de la Mauritanie auprès de la Ligue Arabe), à Paris et à New York (Représentant Permanent auprès l’Organisation des Nations Unies).
Après ce long parcours orné de sincérité, d’efficacité et de patriotisme au service de la Mauritanie, Sidi Mohamed a été admis à la retraite.
Malgré ses nombreuses préoccupations professionnelles, il a consacré une partie de son temps à la culture et à la recherche.
En 2011, il crée avec un groupe d’intellectuels et de diplomates arabes le ‘’Salon culturel arabe’’ au Caire.
En collaboration avec le Cercle des Economistes français, il contribue à ’’Choc des populations : guerre ou paix ?’’, un ouvrage collectif réalisé sous la direction de Jean-Hervé Lorenzi et Pierre Dockès, publié chez Fayard en 2010.
Il rédige plusieurs contributions aux Actes des Rencontres Economiques d’Aix-en Provence organisées par le ’’Cercle des Economistes’’ en 2010 et 2011 sous les thèmes :
• Institutions, confiance et croissance économique : comment sortir du joug de la pauvreté ?
• Mutations économiques et sociales en Afrique ; risques d’une croissance inégale.